01À propos de ce film.
« Drones au-dessus de l'Amhara » est le premier format court de la collection documentaire du consortium. Il ne cherche pas à être exhaustif. Il place trois choses côte à côte — une arme aérienne, un bilan civil et un effort de documentation — et demande au spectateur de les tenir ensemble pendant six minutes et demie.
Le film s'ouvre sur un écran noir et le bruit d'un drone à l'approche. Il déroule ensuite trois incidents documentés et les chiffres connus au moment de la production : les frappes de drones recensées depuis août 2023, les civils tués, les civils blessés. Les nombres sont lus à voix haute à mesure qu'ils apparaissent à l'écran. Il n'y a aucune image d'archive des frappes elles-mêmes, ni aucune imagerie explicite ; cette retenue est délibérée.
Ce que le film tente de faire, et ce qu'il demande au spectateur de faire, c'est de refuser le langage des « tensions ethniques » et de l'« instabilité régionale » qui a dominé la couverture internationale du conflit de l'Amhara. Le drone est une arme d'État. Les cibles de ce film sont civiles. La documentation ne provient pas d'un accès de presse indépendant — la région est sous coupure des télécommunications depuis août 2023 — mais d'un réseau de vérification d'organisations de la diaspora qui recoupent les signalements entre plusieurs sources avant d'enregistrer chaque incident.
02Pourquoi ce format.
Six minutes est un choix délibéré. Un film court voyage plus loin qu'un long. Il peut être ouvert dans un bureau parlementaire, diffusé en début de réunion, intégré à un courriel de briefing. L'Observatoire des drones associé, sur ce site, contient l'historique plus complet — cent quarante-sept incidents documentés à ce jour — et les chiffres courants continuent de se mettre à jour à mesure que la vérification progresse.
Le film a été produit sous des contraintes techniques serrées, typiques du travail de plaidoyer de la diaspora mené en solo : cartographie open source, images d'illustration libres de droits ou correctement licenciées, voix de synthèse, aucun entretien filmé. Ces contraintes font partie de l'argument éditorial : l'absence d'images tournées à l'intérieur de la région n'est pas un choix stylistique mais un fait d'enquête. C'est la coupure que nous documentons.
03Comment l'utiliser.
Le film est publié sur YouTube sur la chaîne du consortium @AmharaDiplomacy et peut être partagé, intégré et traduit librement à des fins de plaidoyer et d'éducation non commerciales. Pour toute demande d'utilisation d'extraits dans un cadre de diffusion ou institutionnel, veuillez écrire au consortium à media@amharaadvocacy.eu.